Archive pour novembre 2013

Socialiste!L’accord avec l’Iran

lundi 25 novembre 2013

Comme député, j’ai présidé deux commissions d’enquêtes de l’Assemblée nationale sur l’Iran. Nous avons acquis très vite la conviction, qui n’était pas complètement partagée à l’époque, que l’Iran conduisait un programme à finalité militaire.

En treize ans de négociations, avec quelques avancées, des reculs et beaucoup de dissimulations de sites nucléaires, l’Iran a surtout « acheté du temps ».

Il est clair pour moi que les sanctions économiques ont été décisives pour le changement de position de l’Iran. C’est triste, parce que le peuple iranien en a souffert plus que les dirigeants.

Cet accord est-il viable ? Oui, parce qu’il comporte des engagements précis de l’Iran sur tous les sujets nécessaires et que l’allègement des sanctions est « limité, temporaire, ciblé » et « pourra être annulé » si l’Iran ne remplit pas ses obligations.

C’est un accord intérimaire. L’accord final reste à négocier.

L’Iran est un grand pays, avec une longue histoire, une belle civilisation, un haut niveau d’éducation. Les forces démocratiques sont opprimées mais continuent à exister notamment sur Internet.

L’enjeu, c’est que l’Iran rentre dans le concert des Nations en contribuant à la paix dans une région du monde très dangereuse. C’est maintenant possible.

 

Quelqu'un m'a ditQuel courage !

vendredi 22 novembre 2013

Voir l’article complet du Monde en cliquant ici.

« Elle n’a rien dit. Ni au premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ni à sa ministre de tutelle, Marisol Touraine, ni à aucun des membres du gouvernement. Après sa première séance de chimiothérapie, le 2 mars, elle a juste demandé un rendez-vous « pour raison personnelle » à François Hollande. A l’Élysée, elle s’est contentée de peu de mots : « J’ai un cancer. Je suis entrée dans une phase de traitement. Je souhaite que cela reste strictement entre nous. » Le président de la République ne s’est pas épanché. « Tu fais le choix que tu souhaites devoir faire pour toi. Tu choisis le silence et je le respecterai. » Le président et la ministre déléguée à la famille ont enchaîné sur l’agenda politique. La loi sur le mariage pour tous qui allait passer au Sénat. Le mouvement de contestation qui s’amplifiait.

Dominique Bertinotti va bientôt enlever la perruque qu’elle porte depuis plus de huit mois. On verra d’un coup ses cheveux très courts. Elle vient d’effectuer cette semaine une dernière séance de radiothérapie avant « la quille », comme elle dit avec une volupté soudaine. Elle avait choisi le silence, elle fait tomber le masque.

En cent soixante-dix heures de débats sur le mariage pour tous entre l’Assemblée et le Sénat, où elle était en première ligne derrière la garde des sceaux, Christiane Taubira, personne ne s’est rendu compte de rien. Son amie Ségolène Royal lui avait bien trouvé mauvaise mine à l’université d’été du Parti socialiste à La Rochelle. La ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, s’était étonnée de « certains signes sur son visage ». Sans plus. Il y a une quinzaine de jours, la ministre a demandé à voir Jean-Marc Ayrault. Ils se sont mis dans un coin de l’Assemblée nationale, il est tombé des nues. « Est-ce que tu as pu te reposer ? », lui a-t-il demandé (…) »

Quelqu'un m'a ditLaïcité

lundi 18 novembre 2013

Au moment où l’on débat beaucoup de la laïcité, voici le texte d’une belle lettre engagée, par le maire d’Échirolles voici quelques années :

« Madame,

Je vous remercie de votre courrier qui soulève une question très importante : celle du combat pour la laïcité, qui est et doit rester le socle inébranlable de notre République. Vous le savez, j’en suis un ardent défenseur et je partage donc complètement vos positions sur le sujet.

Mais la laïcité n’est ni un acquis définitif, ni donné à chacun de nous à la naissance. Elle est le fruit d’un modèle culturel dans lequel nous baignons dès notre enfance et qui nous fait adhérer à ses valeurs. Au-delà de cette éducation, nous en mesurons en grandissant et dans la pratique tous les effets bénéfiques, ceux qui nous protègent de l’intransigeance, qui permettent aux hommes et aux femmes de garder leur libre arbitre, aux peuples d’échapper à certaines guerres.

La laïcité n’est jamais un acquis définitif et le combat pour sa protection et son développement doit être quotidien et vigilant.

Que faire alors de ces Français, venus d’ailleurs, imprégnés d’autres cultures et traditions et qui n’ont pas eu la chance d’être les héritiers de 1789, et bien plus tard de la loi 1905. 111 ans pour convaincre le peuple de France du bien fondé de la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Certains d’entre eux ne veulent pas en entendre parler et préfèrent rester dans leur approche religieuse de la société, voire se radicalisent.

D’autres commencent à « s’ouvrir », font les pas qu’ont eu à faire nos grands-pères, en France comme dans le reste de l’Europe pour enfin adhérer à ces valeurs.

D’autres enfin s’engagent davantage pour revendiquer le droit de vivre dans une République laïque (même en restant croyants par ailleurs), ils mesurent la liberté qui s’ouvrent ainsi à eux, celle que certains de leurs ancêtres avaient pu déjà connaître dans une période trop éphémère de l’Andalousie musulmane et éclairée.

Ils font ce chemin, agissent auprès de nous, militent dans les associations et confortent leur confiance en notre modèle laïque.

Besma Mechta est de ceux-là. Elle est engagée depuis plusieurs années dans la vie associative. Elle est très investie dans Cité Plurielle. Elle a rejoint enfin le groupe communiste et partenaires de la ville. Elle est par ailleurs écrivain public à titre bénévole.

Elle se présente dans tous ses engagements comme une militante laïque, renvoyant à la sphère privée sa pratique religieuse.

Pour tous ceux et celles qui hésitent encore, qui attendent un signe de nos institutions pour conforter leur choix, elle est un symbole. Pas celui d’un retour en arrière, mais bien celui d’un pas en avant. Elle montre qu’on peut être laïque et musulmane. Elle doit servir d’exemple, pour ouvrir la porte à tous les autres. Si nous ne le faisons pas, nous renverrons des millions de musulmans à un repli identitaire et communautaire. En le faisant, nous leur offrons un autre modèle identitaire qui les respecte et leur permet d’avancer. Sans jamais renier notre engagement laïc, toujours clairement affirmé.

Alors certes, il lui reste un turban sur la tête et non pas un voile, cet espèce de « fichu » ou de foulard que portaient encore nos grands-mères il n’y a pas si longtemps…par tradition. Laissons le tomber tout seul. Demain, j’en suis convaincu, beaucoup d’autres nous rejoindront pour s’intégrer enfin comme français laïcs, croyants ou non. La laïcité aura alors gagné une nouvelle victoire.

Quant à l’aspect plus politique de votre courrier, je voudrais vous faire part des réflexions suivantes.

Depuis 30 ans que la gauche dans son ensemble prône l’intégration des personnes d’origine étrangères (sans avoir par ailleurs tenu ses promesses notamment celle du droit de vote aux élections locales) avez-vous constaté une baisse du communautarisme et un repli du fait religieux de cette population ? Non, c’est le contraire qui s’est passé, faute pour cette population d’être acceptée à participer à notre république.

C’est sur ce terrain de la non intégration, et de la discrimination à l’emploi, sociale, et politique dont souffre cette population, qu’ont prospéré les idées rétrogrades, le repli identitaire et religieux, et que la condition des femmes et des jeunes filles s’est dégradée.

Pour « soulager » les populations du poids religieux, quelle est votre proposition ? et à qui s’adresse-t-elle ? Aux seuls musulmans ou aussi aux autres religions comme la religion catholique par exemple ?

Cette dernière est toujours contre l’IVG, la contraception ou le divorce. Leurs représentants sont pourtant présents à tous les postes de notre république dans les assemblées d’élus nationales ou locales. Alors certes ça ne se voit pas, les femmes ne couvrent plus leurs cheveux comme le faisaient avant leurs mères ou leurs grands-mères.

Pour les musulmans la solution serait simple et hypocrite jusqu’au bout, ne choisir que des hommes qui eux n’ont pas de couvre-chefs traditionnels. Une bonne façon sans doute d’améliorer la condition des femmes.

Pensez-vous vraiment que c’est en continuant à exclure les personnes qui font le pas de la laïcité que nous permettrons à la laïcité d’avancer.

Nous autres occidentaux nous sommes prompt à donner des leçons de démocratie et d’émancipation aux autres peuples de la terre, sans que ne nous effleure jamais l’idée du temps qu’il nous a fallu pour y parvenir, et que nous ne leur reconnaissons pas, l’idée que peut-être il leur appartenait de tracer eux-mêmes leur chemin pour y parvenir.Gardons toujours à l’esprit comment « notre modèle de développement » a finalement affamé l’Afrique et favorisé par la même, la radicalisation des religions dans certains pays.

Je ne dirais jamais de Benhazir Bhutto qui continuait à porter le voile en certaines circonstances qu’elle était un symbole de l’oppression des femmes ; ni des militantes Marocaines, Tunisiennes, Algériennes ou d’Afrique noire plus généralement du droit des femmes qu’elles sont traîtres à leur cause parce qu’elles continuent à respecter certaines traditions tout en poursuivant leur combat.

Continuons d’exiger un 20 sur 20 à notre examen de laïcité, et continuons à faire avancer le fait religieux. La laïcité n’est pas un dogme, c’est un combat ! Je crois que vous le partagez.

Aussi, en évitant toute confusion, je vous invite à aider ceux qui s’engagent sur ce chemin et qui serviront de modèles aux autres, plutôt que de les stigmatiser.

Le jour où faute d’avoir réussi cette ouverture et cette intégration nous ne serons plus qu’un « village d’irréductibles gaulois » gardiens du dogme, peut-être serons-nous restés purs et durs et fiers de l’être, mais notre monde aura fait un grand pas en arrière. 

Renzo SULLI, Maire d’Échirolles »

Les débats du blog » y’a bon banania,y’a pas bon Taubira »

vendredi 1 novembre 2013

C’est ce qu’aurait entonné le prêtre de Saint-Nicolas-du-Chardonnet ! Cela paraît incroyable !

Le pape François semble vouloir mettre de l’ordre dans l’Église : qu’attend-il pour virer ce fou ?